26.1.07

L'idéal éprouvant...


Désormais, quelle géhenne, je suis en amour,
Empli de tendresse que nul ne veux.
L’envie de partage en est mon vœu.
Mais comment ? Je cherche toujours.



Jamais, je ne pourrais l’inclinaison comprendre,
Émotion noble que je ne veux … Vendre !
La passion passe comme fane la fleur,
Et j’ignore poudrette perpétuant l’ardeur …


Alors, mots et gestes semblent infiniment vains.
J’imagine que le secret est en nos seins,
Là où l’âme enferme en bloc les sentiments.
Pourvu que l’émoi sans ambages soit géminant.


Donc, si tu ouvrais la porte de ton cœur,
Le mien serait vêtu de mil bonheurs.
Si tu ouvrais la porte de ton cœur,
Tu fermerais la porte de mes rancoeurs.


Mais, si tu fermais la porte de ton cœur,
Le mien serait vêtu de noirs lambeaux.
Si tu fermais la porte de ton cœur,
Tu ouvrirais la porte de mon tombeau …

Herbeuses rêveries




La frivole couche en lit de verdure
Provoque l’appétence que sens augurent.
Mes démentes ferveurs frôlent tes velours,
Alors, de chaque courbe je fais le tour.

Tant court la tendresse sur tes satins
Que jamais le trouble ne s’éteint.
Comme la fleur s’ouvre aux rais coquins,
Le corps bascule lorsqu’on l’étreint …

… L’ivresse de la petite mort s’estompe
Tandis qu’asthénie et chair s’affrontent.
L’euphorie des cœurs en abondance
Opère en attentions et allégeances …

Pourquoi de la sorte je ne meurs ?
J’en rêve encore …

21.1.07

La brasure



Le feu libertin qui court tes hanches

Au delà du frisson qui nous démange

Rappelle à l’humble juste devenu

La bienfaisance du fruit tant défendu

L’Eve que tu es se fait plus belle

Au touché d’une main voulue rebelle

Le frôlement des doigts par le plaisir crochus

Provoque l’émoi de quelque sein tendu

La brasure des sens est opérante

Cimente mes élans aux douces fragilités

Tantôt raidies, tantôt presque fondantes

Que maintes joies forcent à magnifier

Les corps sont alors en quête d’allégresse

Mouvements comburants que rien ne presse

Instants de parfaite et ultime symbiose

À qui pour l’heure d’audaces dispose

Dieu, que je t’aime ….

28.8.06

Parfums Vénusiens




Lorsque mon être devient source
Que ton barrage s’emplit de mon vivant
Troubles et sens faisant la course
Sur l’onde délicieuse naviguant

Alors je sens ce fleuve de rosées
Perler en labyrinthe de tes saveurs
Unique torrent où j’aime à me baigner
Tant ressac abonde d’idylliques senteurs

Laisse moi me délecter de tes arômes
Tes liqueurs goûter jusqu’à l’ivresse
S’il le faut j’irai jusqu’à l’aumône
Il n’est débauche qui tant me presse …

24.8.06

Etranges contorsions





En orée de bois
Les troncs se courbent de leur portée,
Se tortillent pour aspirer la progéniture
Qu’ils accouchent par les pieds.
Ils n’ont, penses-tu, pour seul amant,
Que l’audacieux soleil
Qui traverse de ses rais ardents
L’écorce meurtrie de contorsions.

Mais, incrédule, tu n’as rien vu !
Pourtant détrompe-toi
Les arbres aussi font l’amour.
Sous tes pieds se nouent leurs sexes,
Secrets ébats dans un lit de terre
Leur orgasme explose la couche,
Et pour mieux te tromper,
Buttes et mottes que tu devines taupières
Ne sont que feintises du coït rhizomien


Bientôt à la lune naîtra l’arbrisseau,
De quatre feuilles vêtu
Il te prouvera que sous lui, des parents s’aiment …

27.7.06

Intimes confessions


Mon sein se noie aux larmes de ses yeux
Je n’ai qu’unique éponge ; ce palpitant que l’on dit vieux
Il n’est partage plus doux que celui de ses maux
Il n’est partage plus fou que celui de sa peau
La douceur abonde dans le coït des cœurs
Quelconque tyrannie familière se fait tendresse
L’envoûtante trivialité déferle en sage ivresse
Les mains ne peuvent se joindre pour le credo
Les délicatesses sont dans l’essence des mots
L’étreinte se fait pour l’harmonie des sens
La charnelle blandice se revêt de convenance
Je n’ai d’autre dessein que d’apprivoiser une âme
Le reste n’est que fadaise et en rien je ne réclame …

9.7.06

Les traîne-misères


Hier encore le curé lisait son bréviaire,
La soutane boutonnée jusqu’à la gorge .
Souvenirs lointains, mais à ce point vivants
Que je sens encore l’odeur de l’encens
Dont il couvrait la bière des trépassés.
C’est que l’abbé aimait ses ouailles,
Surtout les vagabonds miséreux et autres hères
Qui peuplaient en nombre sa campagne,
Il leurs réservait aux funérailles,
une homélie pleine de sagesse,
le sermon du brave et du juste.
Quelques fois, il réussissait même à confesser,
juste avant le trépas, un de ces mendiants.
Ceux qui avaient péché par omission
Dont la seule tare était l’ignorance.
Il leurs offrait alors la rédemption,
sans imposer la moindre contrition.
L’ultime pénitence, était une faveur auprès du « seigneur »
La clé que eux seuls possédaient selon les saintes évangiles.
Il implorait ces va-nu-pieds de rendre compte de ses bienveillances.
Et mendiait de la sorte la place qu’il convoitait à la droite du « Père »
en leurs annonçant des jours plus prometteurs après la mort .
Comment lui en vouloir.
Il n’avait de cesse que de soigner les âmes perdues,
et savait à coup sûr, que celles de ces traîne-misères étaient pures.
Jamais les oubliés ne connaîtront la colère de Dieu.
Seuls seront punis les mécréants.
Il leurs était donc aisé d’implorer la grâce divine pour le bien-être de leur curé.
Quoi de plus humain, somme toute, de tirer profit de la niaiserie des incultes.
Evidemment, le statut donne des droits, à ceux qui possèdent le pouvoir.

Pourtant, je te le dis, curé, les peines que tu te donnes afin d’acheter ta place sont vaines
… le paradis n’existe pas …

20.4.06

Heureuse rencontre



L’amitié naît souvent dans la douleur…

Comme l’ondée déverse son trop plein d’eau,
Deux gouttes roulent sur une branche,
Se tâtent à bout de coulée,
Confluent sur le bourgeon.
L’union se gorge de la traîne,
Enflant tant, qu’elle finit par s’écraser au sol.
C’est dans l’explosion qu’exaltent leurs sentiments …


Merci pour tes superbes photos ma kmotra